Les routes du Paradis

Que penser d’un garçon qui vous laisse en souvenir la carte postale d’une route sinueuse? A première vue, je dirais qu’il aime les jeux de pistes. Tant mieux, moi aussi. Surtout quand s’agit de l’Elevado do Joa ( prolongement après Sao Conrado de l’Avenida Niemeyer), cette route aux courbes sensuelles, à flanc de roche, survolant la mer. Le décor parfait d’une scène de James Bond. Ou d’un bon polar. Sur la Niemeyer on trouva d’ailleurs le corps, en 1977, de la jeune Claudia Nessin Rodrigues. Son assassin l’avait symboliquement déposé là. Laisser un corps sur une telle route, c’est un peu comme déposer un sacrifice sur un autel. Ca relève du surnaturel. Ou d’un bon sens de la mise en scène…

Je ne m’étais jamais attardée sur la beauté des routes. Mais à Rio, il y en a  deux qui me tiennent particulièrement à coeur: l’Avenida Niemeyer et le pont de Niteroi. La première fut construire en 1916, sur une ancienne voie de chemin de fer, par Conrado Jacob de Niemeyer, et non par Oscar Niemeyer… La confusion est facile. Le pauvre homme ne pouvait pas savoir qu’un homonyme lui volerait la vedette quelques dizaines d’années plus tard. La nuit, quand on l’observe depuis Joatinga, elle devient un zigzag phosphorescent. Comme si le « surfeur d’argent » était passé par la là.

L’autre route extraordinairement paradisiaque de Rio, c’est le pont de Niteroi. Une voie sur pilotis, qui traverse la baie de Guanaraba, afin de relier Rio à Niteroi. 13,3 km en apesanteur sur l’eau. La traversée est digne d’un vol d oiseau, au ras des flots, une véritable invitation au rêve, sans oublier la prouesse technique!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est évident que face à une géographie compliquée  (mer, montagnes, lagunes), les routes Cariocas peuvent difficilement être droites. Comme le disait en son époque Jean De La Bruyère, « Ce qui barre la route fait faire du chemin ». Les obstacles nous font avancer. Face à la contrainte, il faut être créatif, inventer, innover, se surpasser.

Ces routes me font inévitablement penser au chemin que je suis ne train de parcourir ici. Semé d’embuches, escarpé, sinueux, mais tellement beau. A la fin de ce parcours, je ne me dirais pas que le chemin aura été difficile. J’espère que je comprendrais, que c’est « le difficile » qui aura été le chemin.

2 commentaires
  1. mraffit a dit:

    Quelle tristesse! L’Elevado do Joa risque de s’effondrer à tout instant. La ville de Rio se pose la question de le fermeture de cette route ( devenue dangereuse), et se contraint à la démolir pour la reconstruire. Elle va perdre son charme… Je suis contente de l’avoir connue ainsi!

  2. Thi a dit:

    Essa porra vai cair !!!

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